10 leçons importantes de ma première mission freelance

Je suis freelance

Je viens tout juste de m’engager sur un chemin où la visibilité est très faible, mais où la liberté de mouvement et de penser est incroyable.

Tout en restant ouvert aux opportunités du monde de salarié, pour avoir plus vite un peu d’argent j’ai créé ma micro-entreprise. J’ai appris dans la vie qu’il faut essayer, ne pas craindre d’échouer. Il ne faut pas viser la perfection mais plutôt s’offrir à l’amélioration perpétuelle.

Les sons de cloche sont très différents, voir, ils sont souvent effroyablement opposés, tant que se construire une idée personnelle requiert beaucoup de concentration et de recherche. Et puis, les habitudes deviennent la norme pour beaucoup, et s’en éloigner est signe d’instabilité.

Après toutes mes recherches et introspections sur moi-même je me suis lancé, en me disant que ça allait vraiment être très difficile de trouver mon premier client mais qu’après ça irait. Parce que je ne compte pas mes efforts, parce que j’ai une volonté de fer.

Une fille devant son ordinateur
Photo de Andrew Neel depuis Unsplash

La réalité, ma réalité

Je ne parle que de mon expérience personnelle. Je suis développeur, mais je pense que ce que j’ai appris s’applique à plusieurs domaines. Cet article se destine surtout aux développeurs débutants et à ceux qui réfléchissent à créer une micro-entreprise.

J’ai trouvé un premier client en 3 jours, grâce au réseau d’étudiants de mon école. Premier devis signé : 1200€, c’est très bas pour ce que je vais faire, mais c’est un premier pas vers tout ce qui me plaît.

Je me voyais déjà livrer le produit fini et recevoir des recommandations sur Malt et hop, tout d’un coup je recevrais tellement d’offres que je serais riche en un rien de temps.

La réalité a fait que je suis tombé malade, que j’ai mal géré mon projet, et qu’enfin sur les 1200€ je n’en aurais que 400.

Il est bon d’apprendre de ses erreurs, et il est sympa de partager les bons conseils. Alors voilà 10 leçons que je tire de cette première aventure qui au final reste positive : j’ai beaucoup appris, et mon client ne s’est pas montré si déçu que j’aurais pu le craindre.

[Mise à jour 5 octobre 2019 : le tarif convenu était extrêmement bas, je n’en parle pas dans l’article parce que je n’ai pas assez de recul pour constuire un conseil de cette expérience.]

1. Marger ses délais

Le client est venu vers moi en me proposant de réaliser l’intégration d’une quinzaine de pages Internet, au design complexe. Il ne m’a pas caché que pour lui, le délai optimal serait deux semaines.

J’ai étudié les maquettes et, inconsciemment j’ai biaisé mon jugement pour m’aligner sur le délai optimal du client.

J’imagine qu’il faut être souple et tenter de fixer une date de livraison en considérant les besoins du client, mais il ne faut pas devenir obsédé dès le début à vouloir plaire et être parfait. Ici, avec du recul, j’estime qu’il m’aurait fallu 3 semaines de travail. Et je suis tombé malade durant ma première mission, alors y ajouter une demie semaine n’aurait pas été bête.

Résultat de ma mauvaise estimation avec mon client : j’ai été en retard de plusieurs jours, je n’ai livré que la moitié de ce qui était attendu, j’ai perdu du temps, de l’argent, et de la santé sans parler de proches qui s’inquiétaient pour moi en me voyant travailler jusqu’à tard dans la nuit.

2. Employer des méthodes éprouvées

Un guitariste va apprendre de nouveaux accords et de nouvelles méthodes en s’amusant avec d’autres potes musiciens, mais si dans un concert il se lance à jouer un truc complexe qu’il vient d’apprendre : le risque est grand que le public, déçu, perde toute la sympathie pourtant gagnée dès les premiers riffs.

Je sors d’école alors je me dis que mes méthodes, même si je sais réaliser un contenu propre et efficace, ne sont pas les meilleures. Et pour ma première mission j’ai forcément demandé conseil à des amis dans le métier, ceux avec plus d’expérience que moi.

J’ai employé des méthodes que je ne connaissais que théoriquement, en me disant qu’elles séduiraient mieux mon client et qu’en plus je gagnerais en expérience.

Pas du tout : ma productivité s’est nettement ralentie (j’en ai perdu quelques nuits), j’ai dû revenir plusieurs fois sur un bout de code qui pourtant me paraissait si simple (je me suis demandé si ce métier est vraiment fait pour moi) et au final, à la moitié du délai convenu, j’ai presque tout recommencé en me contraignant à moins de sommeil et moins de repos.

La leçon est retenue de mon côté : j’apprendrais de mon côté avec des projets personnels, je vendrais des produits que je maîtrise.

3. Trier les conseils

Cette leçon est intimement liée à la précédente : j’ai reçu des conseils que j’ai bêtement suivi.

Photo de Nik MacMillan depuis Unsplash

Je me suis mis dans une situation telle que tous les conseils de personnes expérimentées valaient de l’or. Tout ça parce que je n’ai pas eu assez confiance en mes compétences, que j’ai pourtant éprouvées plus tôt !

Être mauvais ce n’est pas grave, échouer ce n’est pas grave, mais il faut garder une vision claire de la réalité et ne pas la transformer : si on s’idéalise ou si on se dévalue, on risque de ne pas prendre des décisions propres au chemin qu’on veut emprunter.

Dorénavant, je trierais les conseils qu’on me donne, quitte à avoir tort et regretter. On apprend de ses erreurs, et le maître est celui qui a eu 1 000 échecs de plus que son élève.

4. Entretenir une relation transparente

Comme je l’ai dit plus tôt je suis tombé malade, j’ai eu de lourdes migraines m’imposant de m’allonger dans le noir entre 30 minutes et une heure, avec des douleurs thoraciques assez flippantes par moment.

En ajoutant à ce malheur mes erreurs précédentes, en utilisant des méthodes que je ne connaissais que dans la théorie sans trier les conseils que je recevais, ma productivité était très faible et le retard se creusait de jour en jour. C’est un petit peu déstabilisant quand c’est votre première mission.

Je ne voulais pas échanger tout ça avec mon client : je ne voulais pas faire mon Caliméro, et je voulais à tout prix contrôler mon image en me disant qu’avec quelques nuits blanches tout rentrerait dans l’ordre. Non, pas du tout.

Finalement j’ai expliqué, succinctement, les raisons de tout ce retard par email. Et mon client n’a trouvé aucun problème à tout cela. Il avait toujours ses attentes, mais en sachant qu’il connaissait le contexte de mes fautes, je me sentais plus détendu et ma productivité s’est amélioré, ainsi que ma motivation et ma confiance en moi.

5. Reconnaître l’impossible à temps

Trois jours avant la fin du délai imparti, je n’avais réalisé qu’un site sur les deux. J’hésitais beaucoup à juste abandonner, mais je renonçais à chaque fois. La même idée surréaliste : quelques nuits blanches et tout s’arrangera.

J’ai demandé conseil à des amis expérimentés, on m’a conseillé de garder mon sang-froid, de tout faire pour rester fiable, de continuer le projet coûte que coûte. Ce raisonnement me paraissait louche pour le contexte, mais je ne l’ai pas remis en question.

Une personne modelant une pate
Photo de Julian Hochgesang depuis Unsplash

Finalement, sans surprise, impossible de tenir les délais convenus.

Deux jours avant la fin du délai, je suis parti à la recherche d’un freelance débutant prêt à réaliser la partie manquante en négociant un tarif proche du mien. En parallèle, je peaufinais le premier site pour qu’il n’y est rien à redire.

La veille du délai imparti j’ai trouvé ce freelance, je lui ai demandé un devis.

A la fin du délai, j’ai contacté mon client en livrant la moitié du produit attendu, en précisant pourquoi je ne pourrais pas aller plus loin. En pièce jointe je proposais le devis de ce freelance trouvé, prêt à travailler rapidement pour un tarif identique au mien.

Si j’avais reconnu l’impossible à temps, mon client aurait pu retomber sur ses pattes plus facilement. Tout comme aujourd’hui, la relation de confiance aura été mise en défaut, mais la qualité du code que j’ai produit a toute de même été reconnue et remerciée.

Finalement, mon client a fait appel à un freelance qu’ils connaissaient déjà. Il m’a indiqué que, dans le besoin, ils penseraient à me contacter. J’en doute, mais je note que ma transparence, ma volonté de bien faire et certains sacrifices n’ont pas été vain.

Cette mission terminée, mes soucis de santé de son nettement amoindris même s’ils ne sont pas parti. L’anxiété est un ennemi farouche pour l’auto-entrepreneur.

6. Tenir régulièrement informé des avancées

Au bout d’une semaine et demie, sur les deux semaines de délais, mon client m’appelle pour s’assurer que les choses avancent bien. Il m’a demandé de lui envoyer des emails dès que j’accomplissais quelque chose parce que, de leur point de vue, rien ne leur disait que je travaillais.

J’ai proposé d’échanger un Trello que j’utilisais pour la mission : il n’était pas intéressé, il voulait simplement un retour mail, un contact.

Dorénavant je garderais un contact régulier, d’une à deux fois par semaine. Je serais transparent, j’imagine qu’en plus de maintenir une relation de confiance, ça permet au client de quantifier le travail réalisé et de s’assurer du bon déroulement du projet.

7. Être rigoureux sur les horaires de travail, de dîner et de sommeil

Être freelance c’est être libre de choisir quand on travaille et quand on ne travaille pas.

Je pense qu’il faut faire attention à ne pas travailler que lorsque son corps nous dit qu’il en a envie. J’ai récemment lu dans le livre Code Freelance d’Emilien Pecoul que des développeurs se sentaient plus à l’aise de travailler entre 22h et 2h du matin parce qu’il y avait beaucoup moins de bruit ou de source de déconcentration.

Mon rythme, qui déjà de base est aléatoire, est devenu franchement chaotique. Parfois je dormais le soir, la nuit, le jour. Je mangeais vers 11h, parfois 17h, parfois 4h du matin. J’étais en décalage complet avec ma compagne et mes rendez-vous.

Photo de Aron Visuals depuis Unsplash

J’ai longtemps travaillé de nuit en hôtellerie, j’ai personnellement subi le besoin du soleil sur le corps et le moral. La lumière naturelle aide dans beaucoup de domaines : éveil, dynamisme, motivation, bonheur. Je ne dis pas que la lune n’en a rien à cirer de nos tronches, mais sur le long terme le soleil se fait vivement manquer.

Après ma mission j’ai réussi à retrouver un rythme stable de coucher, réveil, dîner et travail. Je me suis, sans efforts particuliers, tout de suite plus courageux, rapide, intelligent et efficace. J’étais très heureux de passer plus de temps avec ma chérie, d’avoir de la lumière du soleil sur mon bureau, de ne pas être seul quand mes soucis de santé s’imposaient.

8. Ne pas sacrifier sa vie sociale, définir ses priorités

Comme je l’expliquais j’avais une fâcheuse tendance à prioriser le travail avant tout, parce que les délais étaient source d’anxiété, et aussi parce que je voulais parfaire ce départ dans une nouvelle vie.

Une fille reposée devant son ordinateur
Photo de Nathan Dumlao depuis Unsplash

Mais passer une soirée entre amis, se garder un à deux jours de repos, réussir à prendre du temps le soir pour soi ou son conjoint : chacun de ces évènements agit comme une conserve d’épinards pour Popeye. De retour au travail ensuite, la tête est droite, les idées sont claires, la motivation ne se fait pas attendre.

A l’inverse, ne pas prendre du temps pour ces moments (j’ai encore du mal à le faire) est source d’anxiété et de fatigue. Un bon musicien n’a pas son piano avec lui partout, un bon nageur ne nage pas toute la journée et toute sa soirée, un bon pilote de ligne soigne son repos justement parce qu’on lui apprend les bienfaits de cette habitude sur ses capacités mentales et physiques.

9. Bien définir les méthodes de paiement

J’ai eu une petite surprise avec mon client.

Sur mon devis et ma facture j’ai indiqué mon IBAN pour recevoir un virement.

Cependant, il m’a envoyé un chèque. Et il l’a mis à l’ordre du nom commercial de ma micro-entreprise, alors que le compte de mon entreprise est un compte particulier.

J’ai dû lui envoyer la photo du chèque déchiré en deux pour lui demander soit un nouveau chèque, soit un virement.

Les prochaines fois, je définirai bien les méthodes de paiement pour ne pas avoir de surprises. Surtout que beaucoup de freelances se plaignent de clients mauvais payeurs, ou prenant un délai monstre. Alors si en plus vous recevez un chèque que vous ne pouvez pas encaisser…

10. Travailler intensément

Une méthode est souvent partagée, en tous cas au sein des débutants, c’est la méthode Pomodoro.

Travaillez intensément sans distraction pendant 20–25 minutes, puis faites une pause de 5–10 minutes.

Simple mais efficace pour pérenniser sa productivité et sa motivation.

Conclusion

Ce ne sont pas des solutions miracles mais, voilà, j’ai appris ces petites choses par moi-même. Et je ne vous souhaite pas de les apprendre par vous-même.

Cette mission a été une épreuve mémorable pour moi. Aujourd’hui je dédie pas mal de temps à me former ou à lire des livres de freelances ou d’entrepreneurs. Malt a récemment fait un tweet avec beaucoup de recommandations de lectures intéressantes.

Il se trouve qu’à côté de coder, j’aime écrire. J’ai envie dorénavant de dédier plus de temps aux choses que j’aime, et comme vous l’aurez peut-être remarqué, je prends soin d’écrire des choses originales et renseignées.

Je vous souhaite à tous une très bonne journée, j’espère que vous aurez apprécié le temps passé avec moi. 🙂

Dimitri

Arrêter d’offrir ses données personnelles pour rien : au revoir Google !

J’ai réalisé que quitter les requins numériques que sont Google et compagnie ne m’a rien coûté ni en confort, ni en praticité. J’ai considérablement gagné par contre en sérénité et en confiance de mes outils.

Pourtant j’ai aussi une utilisation professionnelle d’Internet, et il s’est avéré que cette utilisation n’est aucunement handicapée.

Cet article se décompose ainsi :

  • Brièvement, pourquoi avoir supprimé mes comptes Google, Facebook, Instagram et Microsoft ?
  • Est-ce difficile ?
  • Et après, quelle différence ça fait ?
  • Quelles solutions ai-je choisi ?
  • Est-ce handicapant pour un professionnel de quitter les remarquables outils de Google ?
  • Comment en savoir plus sur le besoin de protéger ses données ?
  • Conclusion

Brièvement, pourquoi avoir supprimé mes comptes Google, Facebook, Instagram et Microsoft ?

Je ne souhaite pas que toutes mes recherches et interactions sur Internet soient enregistrées par des compagnies américaines pour :

  • Me proposer une publicité cohérente avec mes envies du moment en analysant ma personnalité et toutes les données disponibles comme mes positions géographiques, mes SMS, mails, appels téléphoniques, photos, etc.
  • Conserver un historique de tout ce que je fait disponible pour la NSA, pour des publicitaires, et pour un pirate ayant réussi à accéder à l’un des mes comptes.

Cependant, même en ayant supprimé mes comptes je reste facilement pisté malgré l’utilisation de Brave ou de logiciels cryptés. Je resterai toujours visible par Google, mais ils auront moins de données.

Est-ce difficile ?

C’est tellement facile… Les alternatives ont très bien évoluées, de plus en plus de personnes souhaitent protéger leurs données privées ce qui a pour effet de consolider cette demande.

Et après, quelle différence ça fait ?

Avant, même si je faisais avec, je savais que la grande majorité de mes clics étaient vus et enregistrés quelque part pour m’observer et deviner qui je suis. C’est toujours le cas aujourd’hui, malgré les protections que je cherche. Ce n’est pas ça qui change grand chose.

Ce qui fait la différence, c’est que je pense que dorénavant les données me concernant chez Google et ses amis sont moins centralisées, moins ouvertes sur ma personnalité.

En utilisant Messages de Google, je savais que Google avait accès à mes SMS. En utilisant Google Photos, je suspectais vraiment que Google gardait les photos que je supprimais. En utilisant Facebook, je savais que s’il y avait un bouton J’aime ou Partager sur un site, Facebook savait que j’étais passé par ici.

Aujourd’hui, en utilisant Signal personne n’a accès à mes messages sauf moi et mon interlocuteur. En ne mettant plus mes photos en ligne via le cloud (autrement dit l’ordinateur de quelqu’un d’autre) toute ma vie personnelle reste personnelle. Brave bloque les boutons J’aime et Partager de Facebook.

Il ne s’agit pas de me battre contre la capture de mes données personnelles, mais plutôt d’arrêter de les donner sans réfléchir.

Je serais toujours surveillé et analysé en utilisant Internet, et je n’y peut rien. Mais des personnes extraordinaires ont réussi à réaliser les mêmes outils que Google nous proposent contre nos données personnelles, mais ces personnes extraordinaires ne nous demandent pas ces données personnelles. Alors, pourquoi rester chez Google ?

Quelles solutions ai-je choisi ?

  • Android : /e/. C’est une alternative made in France, dédiée à la protection des données privées et à la séparation du contenu personnel avec Google. Le projet vaut le coup d’œil. L’installation n’est pas complexe, même si elle demande de l’attention puisque le projet est en phase bêta. La liste des smartphones pris en charge.
  • SMS, Messenger ou Skype : Signal. C’est l’application semblant la mieux protégée et sécurisée, devant Telegram.
  • Navigateur Internet : Fennec F-Droid, Firefox en moins tracké selon Exodus, avec 2 minutes dédiées aux paramètres pour bloquer les cookies tiers et envahisseurs en tout genre. Brave est un chouette navigateur, et j’apprécie leur tentative de trouver une alternative aux publicités invasives. J’hésite à y revenir.
  • Play Store : F-Droid et Yalp.
  • Google Maps et Waze : Magic Earth. Et grande surprise, je préfère Magic Earth à Waze pour le guidage GPS.
  • Mail : Protonmail.
  • Agenda : Simple Calendar Pro.
  • Google Drive, Calendar, Contacts, Photos : NextCloud. Je ne l’utilise que pour le partage de certains fichiers, mais comme avec Google on peut synchroniser des photos, contacts etc.
  • Notes : Simple Notes.
  • Double authentification : andOTP.
  • Lecteur de flux RSS : Feeder est la solution, mais j’utilise Feedly sans l’application mobile.
  • Lecteur de podcasts : AntennaPod.
  • Twitter : Tusky pour smartphone, Tootle pour desktop, avec un compte Mastodon. Je me suis remis à Twittter, en tant que dev, c’est très utile (trop ?..).
  • VSCode : VSCodium.
  • Microsoft Office : LibreOffice. J’utilise encore Microsoft pour des fichiers déjà commencés, mais les nouveaux seront libres.

Pour les autres applications de mon téléphone, comme Le Monde, Medium ou LinkedIn, je préfère utiliser Firefox et son système de favoris. Aujourd’hui les sites sont en grande partie aussi complets que les applications sur téléphones mobiles. Et ils prennent beaucoup moins d’espace mémoire.

Est-ce handicapant pour un professionnel de quitter les remarquables outils de Google ?

Aujourd’hui, non. Avant tout, en utilisant Drive ou n’importe quel outil de Google vous mettez les données de votre société dans les mains américaines de Google et de la NSA.

Ensuite, avec les alternatives que je donne au dessus, je pense qu’il n’y a aucun intérêt majeur à rester chez Google. D’autant plus que les solutions self-hosted permettent de mieux contrôler la confidentialité des données propres à l’entreprise.

Comment en savoir plus sur le besoin de protéger ses données ?

Avant tout, il faut filer chez Nitot qui a fait un très chouette livre factuel et bien renseigné : surveillance://.

Tristant Nitot a aussi fait des conférences intéressantes, disponibles sur l’inévitable YouTube. Celle-ci ne laisse pas aller Nitot au bout de ses slides, mais on y apprend déjà beaucoup de choses.

La charte de Framasoft (encore du made in France).

Toujours du made in France, parce qu’on a des perles, la Quadrature du Net sont très bons et toujours intéressants à lire.

Conclusion

Je suis surpris qu’autant d’alternatives fiables et gratuites soient disponibles. La popularité de Google et compagnie réussit à complètement cacher le travail grandiose de beaucoup d’autres. Si toutes les solutions avancées dans cet article sont gratuites, je pense aussi que payer pour un produit payant respectueux de nos données personnelles mérite mieux notre considération que les offres gratuites dévorant toutes les informations nous concernant.

Le combat pour la protection des données personnelles n’est pas nouveau, mais il a le vent en poupe. La France est brillante dans ce domaine, et je pense qu’elle fait bien. Je pense que ce combat est nécessaire, et j’espère moi aussi y contribuer. Déjà à faible mesure avec cet article, puis plus tard sûrement avec du code.

Ce que j’ai retenu d’un entretien pour un poste de dev fullstack

J’ai passé un chouette entretien hier, tout s’est très bien passé et j’aurais une réponse prochainement. J’ai discuté avec un lead dev et je crois important de vous partager son idée.

Les connaissances c’est pas un problème, je préfère quelqu’un avec les bonnes méthodes.

Je suis un dev vraiment junior, et j’ai postulé pour un job qui va conjuguer TypeScript, PHP, Node.js, Angular et React (rien que ça). On m’a clairement fait comprendre que ce n’était pas grave si je ne connaissais pas tout (même si je n’ai pas postulé à l’arrache, j’ai travaillé sur 3 des 5 technos).

J’ai demandé au lead dev quelles technos je devrais travailler en priorité avant l’embauche si celle-ci se concrétisait.

Ne travaille pas une techno, je préfère que tu apprennes les bonnes méthodes : je te conseille de lire ce qui concerne la clean architecture et les principes SOLID.

Il n’y a pas beaucoup de contenu en ligne, même en anglais. Mais j’avais déjà vu un bouquin très conseillé que j’ai toujours évité, en anglais. C’est un budget, mais surtout, c’est un investissement. Je n’ai pas hésité trop longtemps et je l’ai commandé.

Du coup, ce que j’en retiens, c’est que les entreprises qui cherchent des développeurs junior n’ont pas besoin d’un développeur confirmé, ils ont besoin d’un développeur attaché à programmer propre, maintenable, et efficace.

Bonus de l’entretien

Le lead dev m’a demandé de trouver une erreur dans un code (Node.js en ts). Je n’ai pas compris. Il a admis que la question était complexe, et ce qu’il voulait que je trouve c’était non pas un bug ou une anomalie en tant que telle, mais en fait il voulait que je trouve comment optimiser l’architecture du code au delà du fichier.

La construction du code ne permettait pas de faire des tests unitaires en toute indépendance.

Je lui ai confié que jamais je n’aurais trouvé. Il m’a dit que, vraiment, ce n’était pas grave.

Conclusion

Je ne sais pas si je vais pouvoir travailler avec eux, j’avoue que je croise fort les doigts parce que j’ai l’impression qu’avec eux je vais vite monter en compétences et avec la banane, mais à tous ceux qui peinent à trouver un employeur pour x raisons : ne lâchez rien. Montez en compétences, faites vos projets perso, ça va venir.

J’ai réalisé un stage de 4 mois où le lead dev a vraiment pris le temps de m’apprendre des choses que je n’aurais jamais apprises dans ma formation Openclassrooms, notamment Node.js, le monitoring, MongoDB, des bonnes méthodes et j’en passe. Je lui suis très reconnaissant de tout ce qu’il m’a apporté, et je conseille à quiconque de privilégier les formations avec stage plutôt que sans. On apprend tellement !

Le Fongécif me finance une formation Openclassrooms

J’ai reçu une très bonne nouvelle, le Fongécif Nouvelle-Aquitaine a accepté de financer ma formation de développeur d’application avec Openclassrooms et le GRETA Bordelais !

Bifurcation

Je viens de loin, ho oui, de loin…
Depuis gamin j’adorais les Internets et coder, j’apprenais petit à petit sur le site du zéro l’HTML, le CSS. Rien de grandiose parce que je n’avais pas de PC et que, étant en foyer, mes journées étaient bien occupées même quand je rentrais « chez moi ».

Un bouquin va bientôt sortir, un gars qui était en foyer explique comment à leurs 18 ans les gamins sont jetés dans la fosse aux lions et qu’ainsi beaucoup finissent à la rue.

J’y suis passé, puis j’en suis sorti in extremis grâce à la générosité d’une famille et d’un homme formidables.

J’ai passé beaucoup d’années à trouver une vie stable pour réaliser mon rêve : voler.
Je me disais que, d’où je venais, viser un tel horizon était carrément cool. Et ça l’était, en fait. Mais en fait c’est mort, une inaptitude médicale de merde qui n’avait pas été remarquée avant et bim, le 25 août 2017 3 ans de vols arrêtés net.

Du coup je vois rien d’autre que retourner à mes premiers rêves, mes premiers kiffs, là où je me sens à l’aise et où je sens pouvoir apporter un truc. Alors je vais coder, programmer, taper du dev et pisser du code s’il le faut pour me démarquer autrement.

Niveau thunes je suis à la ramasse, du coup, 13 000€ de dettes.
Et là on m’offre un an de formation avec un an de paie, on m’offre de garder mon CDI et de me reconvertir dans le dev avec un diplôme équivalent à un Bac +3 moi qui n’est ni passé le Bac, ni même le brevet des collèges !

J’ai toujours le regard collé sur l’aérien, j’y apporterais mon quelque chose, je sais pas encore comment. Et je le ferais bien, à force de bits et de courage !

L’aéroport de Bordeaux Mérignac en A321